Chroniques DVD
07
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

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Genre : vengeance à rebondissements

Scénar : c’est bien connu, « cet homme nettoie le pays de tous les charognards ». Django le chasseur de primes ramène sa dernière proie pour encaisser son dû, ça en valait la peine. Pour lui, le bandit Manuel qu’il vient de croiser n’est pas encore assez lucratif à son goût mais les deux seront appelés à se revoir car cette fois Manuel est allé trop loin : il a exécuté froidement tout un tas de paysans du riche propriétaire terrien Mendoza à cause de qui il a fait quatre ans de prison, Manuel est du genre à ne pas pardonner et à taper sadiquement là où ça fait mal : il enlève sa fille en prenant bien soin de laisser Mendoza en vie pour qu'il n'oublie jamais. Le vieux engage Django pour qu’il retrouve son enfant mais Django s’avère sans scrupule et attend encore. Quand Manuel descend un joueur de cartes, il fait monter sa côte. Mais voilà que Django est victime d'une tentative d'assassinat et seul le passage providentiel de son ami Fidelio le sauve. Remis et motivé par les 10 000 $ que Mendoza propose désormais, Django qui allait se ranger des voitures - ou plutôt des diligences - repart en chasse. Sa dulcinée lui donne six jours avant de partir pour toujours.

Grand film populaire que ce Temps des vautours (qui ne figure pourtant qu’une mouette, « signature » du réalisateur et un…marabout !), puisqu’il réunit un nombre impressionnant d’artisans du genre : au scénario Ernesto Gastaldi et Luciano Martino (aussi producteur aux côtés de Mino Loy) dont on retrouve le frère Sergio en tant qu’ « organisateur général » (wow, ça en jette en français !). Ajoutez Tonino Ricci au poste d’assistant réalisateur, Michele Massimo Tarantini au secrétariat de production, les acteurs géniaux Gianni Garko, Claudio Camaso (superbe tronche on ne peut plus psychotique, comme celle de son frère Gian Maria Volontè d'ailleurs, et une perte irrémédiable pour le cinéma transalpin), Fernando Sancho (toujours truculent et gueulard comme il se doit en interprétant le père du précédent, il a même droit à des sourcils teintés en blanc pour faire plus vieux), la semi-divinité Loredana Nusciak… Le plus beau, c’est le réalisateur, Romolo est en fait le frère de Marino Girolami qui a choisi de prendre le nom de sa mère because Marino (qui plus est père d’Enzo G. Castellari et Ennio Girolami !) était déjà très prolixe.

Outre ces détails, Le Temps des vautours est malgré un certain classicisme une curiosité : a-t-on souvent vu la mer dans un western spaghetti ? Un homme allongé sur la sable, s’adressant…à un cadavre ? Un personnage de femme si forte qu’elle ne manque pas de railler le mode de vie passé à tuer chez ceux qui tremblent quand il faut mourir ? Un pistolero qu’on voit…pleurer ?! Une chanson…en italien ? Guerrieri a fait fort avec cette sorte de suite de Django, elle peut par ses décors se montrer boueuse comme lui, mais aussi verdoyante et aride, c’est selon, par son climat elle peut friser le fantastique (ah ce vent et ces portes qui claquent un peu comme dans le village à venir des Quatre de l'Apocalypse !), la musique fantomatique avec sa scie musicale ou la grotte à la Avec Django la mort est là vont dans le même sens, elle s’avère plus sensible et romantique même si les habitudes sont tenaces (ouf !) : le célèbre revolver qui tire une infinité de coups, les personnages un peu cinglés comme « Sept dollars » ou Fidelio, le port de flingue assez bizarre de Manuel, ou le rituel cruel : enterré dans le sol avec seulement la tête qui dépasse, une technique évoquée dans le film précédent 1 mais pas utilisée. Au lieu de fourmis, un scorpion s’approche pour une scène qui n'a pas dû être très agréable à jouer. Viva Gianni !

La phrase du film : « Les hommes silencieux ont des pensées terribles »

N. B. : ce film a été tourné en même temps qu’un autre classique du genre : Le Jour de la haine

Bonus : « Les Larmes de Django » (entretiens avec Romolo Guerrieri et Gianni Garko, 21’), « 10 000 dollars pour Django » (entretien avec Curd Ridel, 24’), diaporama, bandes-annonces de la collection

1 voir Killer Kid de Leopoldo Savona (avec Anthony Steffen, Luisa Baratto, Fernando Sancho, Giovanni Cianfriglia, Howard Nelson Rubien, Virginia Darval ...) 1967 Réédition 2013

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