Chroniques DVD
28
Fév
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

borderie ventura gorille film espionnage

Genre : punchy

Scénar : des détenus se font la malle de la prison, un mot est gravé sur le mur comme pour laisser un souvenir doigt-du-milieu : « le Gorille vous salue bien ». Le fameux animal, Géo Paquet, espion en réalité, est récupéré par un collègue car « le Vieux va mal ». C’est le message qui a déclenché cette évasion. « Le Vieux » est son patron mais il est sûrement plus en forme que l'autre collègue que les deux découvrent à la planque dernière une armoire. Torturé puis abattu, de quoi mettre un Gorille en rogne pour un moment, d’autant que le service ne sait pas ce qu’a pu avouer l’homme et que la police met tout sur le dos du Gorille. Pour en savoir plus, Géo se rend chez une vieille connaissance, Casa, truand notoire mêlé au trafic de devises mais qui travaille visiblement pour quelqu'un de beaucoup plus important. Malgré les recommandations du Gorille, son collègue repasse chez Casa seul mais il se fait agrafer par des hommes de main. Il sera livré dans une caisse en bois devant la maison de Géo. Celui-ci va apprendre à ces messieurs qu’ils n’auraient pas dû tuer son pote. Car le Gorille a tendance à taper franchement très fort quand il s'agit de passer ses nerfs, Dieu sait ce qui se produit quand l'ameublement est fragile, quand il lui passe quelque nervi par les mains… Cela suffira-t-il pour avoir le fin mot de l'histoire ? Peu importe !

« La PJ pêche à la mouche, la DST pêche à la cuillère [...], nous on pêche à la grenade et il ne faut pas que ça s'entende, on n'a pas de permis, on braconne »… Ah il est beau l’métier d’barbouze tiens ! C’est « l’uniforme » que revêt ici Lino Ventura, un homme qui en profite au passage pour jeter les gens comme de vulgaires objets (il renverse même une bagnole à la main !!). Quand on a le physique pour, y a qu’à faire comme ça. Si le film repose presqu’entièrement sur les larges épaules du bonhomme, force est de constater que Bernard Borderie, son assistant Jacques Rouffio et leur équipe l’ont bien entouré, c’est même fou le nombre de gens adorables que l’on croise là-dedans parmi lesquels il grandissimo Charles Vanel, Pierre Dux, Jean-Pierre Mocky, Jean-Roger Caussimon, Yves Barsacq ou encore Jacques Seiler. Du côté de ces dames, il faut saluer le fait que la belle Bella Darvi, femme fatale oblige, n’est pas là pour faire tapisserie tandis que la charmante Marie Sabouret n’incarne pas un énième faire-valoir à joli minois, et même qu’heureusement qu'elle est là parfois pour tirer des embrouilles eul grand singe un brin colérique. Avec ses dialogues au poil et sa musique jazzy et accrocheuse, en voilà un très chouette film d'espionnage, supérieur au précédent Borderie 1, l’auteur Dominique Ponchardier apprécia certainement.

1 voir Ces dames préfèrent le mambo de Bernard Borderie (avec Eddie Constantine, Pascale Roberts, Lino Ventura, Véronique Zuber, Robert Berri, Lise Bourdin, Jean Murat, Jacques Castelot, Christian Morin, Jacques Seiler, Lucien Raimbourg…) 1957

 

 

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