Une petite contribution ?

Chroniques DVD
12
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : boneheads in zeu strits !

Scénar : dans la banlieue de Melbourne, les boneheads de la bande de Hando et Davey s’amusent à tabasser les asiatiques dont la communauté s’agrandit un peu trop à leurs yeux. Hypnotisé par Mein Kampf, Hando collectionne évidemment les vieilles saloperies de la seconde guerre mondiale, se trouve une copine bien blonde et passe sa vie avec ses potes, entre deux bastons, à pogoter comme un ouf en se couvrant de bière et de coups. Mais la vraie guerre contre les vietnamiens est déclarée quand ceux-ci viennent acheter « leur » bar. Et cette fois, ils sont bien décidés à rendre les coups aux crânes en peau de fesse.

Deuxième long métrage de Geoffrey Wright, Fanatic skinheads est plus connu sous le nom de Romper stomper, on suppose que le titre du DVD a été choisi comme un argument de vente pour ceux qui ont adoré les plus récents American History X et This is England ou sur lesquels s’exercent une fascination pour la brutalité. Sauf que le film, un des tout premiers abordant les gangs de skinheads, s’il n’hésite pas à montrer un déchaînement de violence sans trop de morale lourdingue en filigrane, il s’avère surtout être une étude sociologique de l’errance, de la violence et du chaos de l’existence.

Mené par un Russell Crowe encore dans sa carrière australienne et déjà impressionnant de charisme, Romper stomper n’est pas exempt d’erreurs de jeunesse (les tatouages au marqueur ne sont tout de même pas très discrets !) mais rassemble un casting de skins qui ont vraiment la gueule de l’emploi (dont un très bon Daniel Pollock qui se balancera sous un train juste après le tournage) et la violence est présentée de façon « organique » et réaliste, pas forcément à l’avantage des fiers « guerriers » aryens en couverture. On ajoute que la bande originale est très chouette, et cocofuckingrico, la France est à l’honneur avec un extrait des Pêcheurs de perles de Bizet en plus de morceaux de oi! / rockab’ non identifiés.

Dommage une fois de plus que cette édition soit victime du travail de sagouin habituel, à savoir que personne n’a dû prendre la peine de relire la couv’, que pas de V. O. = l’horreur et que pas de sous-titres pour les vietnamiens, c’est pas top non plus. Un bon petit film (à la Orange mécanique sans la classe mais avec beaucoup plus de…fanatisme donc…) que l’on doit sûrement pouvoir trouver en version originale quelque part.

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